24 heures, 2005-08-08

The CouchSurfing Wiki, an informal workspace which anyone can edit.

Revision as of 10:39, 23 May 2009 by Pausanias (Talk | contribs)
(diff) ← Older revision | Current revision (diff) | Newer revision → (diff)
Jump to: navigation, search

© 24 heures Région Lausannoise; 08.08.2005; page 19

Lausanne

TOURISME Peut-on loger bon marché à Lausanne ? Outre les dortoirs, vive le camping … ou le couchsurfing.

Point de lit à moins de 26 francs

Les backpackers ont lancé la mode d'un tourisme avec un confort minimal. Mais peut-on espérer loger pour une somme modique à Lausanne ? Pas à moins de 26 francs, si l'on excepte le camping ou le … « couchsurfing ».

Ils s'entassent régulièrement dans la « Ficelle », direction Ouchy. Couples, familles ou groupes, ces voyageurs sacs au dos, ou « backpackers », sont de plus en plus nombreux. Mais où logent ceux qui désirent investir ailleurs que dans le confort d'une chambre d'hôtel ? Et pour quelle somme peuvent-ils espérer s'en tirer ?

Selon nos informations, point de lit à Lausanne au-dessous de 26 fr. 50. Pour ce tarif, l'H ôtel La Croisée, à l'avenue Marc-Dufour, offre une place dans un dortoir de 4 à 6 personnes. Le voyageur doit en outre amener son sac de couchage. Et avoir moins de 30 ans. Sans quoi le prix grimpe à 33 francs. Contre 34 francs à l'Auberge de Jeunesse et Jeunôtel de Vidy pour le même type de prestations. Pour les plus de 30 ans, les lits les plus avantageux se trouvent au Lausanne GuestHouse & Backpacker, rue des Epinettes, à 30 francs la nuit. Difficile sinon de dormir sur un matelas à Lausanne pour ce tarif. Les chambres doubles, même avec WC sur le palier, se négocient rarement à moins de 50 francs pour une personne, voire 80 francs la plupart du temps. Il en va de même pour les « Bed and Breakfast », de surcroît fort peu nombreux à Lausanne.

16 francs, avec ou sans tente

L'offre est-elle suffisante ? Il semble que oui si l'on se tourne du côté de l'Auberge de Jeunesse et Jeunôtel, lequel affiche cet été un taux de remplissage de 80 %. Un résultat « moyen » selon le directeur Gaudenz Dorta. Mais cette statistique inclut dortoirs et chambres doubles. Anne-Marie Elmiger, responsable du Lausanne Guest-House & Backpacker, qui compte 60 lits en dortoir et 20 en chambre double, explique que la fréquentation n'a cessé de grimper depuis l'ouverture de l'établissement en 2001. « En été, nous devons souvent refuser du monde. » Elle estime qu'en haute saison, les chambres dortoirs manquent en ville.

Pour les routards que deux changements de bus — ou 30 francs de taxis — ne rebutent pas, le Bed and Breakfast « Fiadan' » à Belmont-sur-Lausanne offre une pièce avec huit matelas modulables à partir de 15 francs par nuit. Mais pour trouver plus avantageux près du centre-ville, ne reste que le camping de Vidy, à condition d'avoir une tente. Y séjourner revient au minimum à 16 fr. 70 pour une personne, et 24 fr. 40 pour deux. Si l'on ne porte pas sa maison sur le dos, il est possible de bénéficier d'un bungalow dès 54 francs. Ou de dormir à la belle étoile dans l'enceinte du camping. Mais les 16 fr. 70 restent dus. Gratuit, mais interdit: installer son sac dans un parc public. Dernière solution: essayer le … couchsurfing (lire l'encadré), soit squatter le canapé d'un inconnu ! CAROLINE RIEDER

PHOTOS: CHRIS BLASER Deux touristes écossaises, sac au dos, devant l'affiche des Auberges de Jeunesse en gare de Lausanne.

» INTERNET POUR TROUVER UN SOFA ACCUEILLANT

Voyager, mais différemment

Pour ceux qui ne connaissent pas, ça ressemble à ça: on squatte le canapé d'un inconnu, gratis. Mais pour ses adeptes, le couchsurfing (de Couch, canapé en anglais), c'est aussi un moyen simple de rencontrer des gens intéressants en voyageant. Il suffit de se connecter à internet, et de s'inscrire sur l'un des deux grands réseaux mondiaux, Couch Surfing (créé en 2004), ou Hospitality Club (plus ancien, avec plus de pays représentés). On peut mettre soi-même à disposition son divan, mais ce n'est pas une obligation. Tout se fait par l'intermédiaire du site internet: recherche d'un divan disponible là où l'on veut se rendre, échange de messages (pas par e-mail direct, afin de restreindre les courriels non désirés), mise à jour du profil personnel de chaque participant (comme une carte d'identité avec photo), vérifications d'identité (dans une certaine mesure). « J'ai découvert ce réseau en allant terminer une formation à Montréal, au Canada, raconte Fabio Soares, un ingénieur géologue d'origine brésilienne qui a posé ses bagages au centre-ville de Lausanne. Une amie m'a parlé du système de couchsurfing, j'ai essayé, j'ai rencontré des gens sympas de cette manière, suis resté chez eux quelques jours. Et on a voulu faire la même chose en Suisse romande. Je suis inscrit depuis deux mois, et il y a déjà 6 personnes qui sont passées chez moi, des étudiants et étudiantes en train de faire du « backpacking », venus de Suède, d'Angleterre, de Hongkong. » Même son de cloche chez Jérôme, qui propose son divan dans une belle demeure située à Lavaux, non loin de Lausanne: « Ce système est génial, commente-t-il. Je ne suis pas un fana d'internet et de tout ce qui va avec, mais là, c'est vraiment bien conçu. En consultant les profils individuels, que ce soit la photo ou les données personnelles ou les commentaires d'autres « couchsurfeurs « sur la personne, on arrive en fait assez bien à savoir à qui on a affaire. On peut donc choisir quelqu'un avec qui on a de bonnes chances d'avoir des atomes crochus. » » www. couchsurfing. com et www. hospitalityclub. org J. DU.

Le Lausannois Fabio Soares a déjà vu défiler six personnes, « toutes des étudiants », depuis qu'il a inscrit son divan sur le réseau de Couch Surfing, il y a deux mois.

Personal tools